Le Supercoin

Bière artisanale et pop culture

Tag Archive: bière artisanale française
  1. Dans la cave du Supercoin

    Leave a Comment

    Un arrivage de l’excellente brasserie du Mont Salève.

    La blanche, la blonde, le stout : des classiques vachement bien faits.

    L’Amiral Benson, l’IPA : bien houblonnées mais équilibrées.

    La Tourbée : comme son nom l’indique.

    La Sorachi Ace Bitter et la Mozaïc Black Bitter : deux « single hop » (un seul type de houblon pour des arômes surprenants) à découvrir absolument.

  2. La Franche Galle est de retour !

    Leave a Comment

    Cette fois c’est bien l’été, la voici la voilà la blanche des joyeux drilles de la Franche.

    Acidulée, désaltérante, on sent l’agrume bien sûr et la banane un peu aussi. Une bonne bière artisanale française, légère mais longue en bouche, amère juste ce qu’il faut pour 5°5, pas plus. A (re)découvrir à la pression pour la modique somme de 2,5€ de 18h à 21h, puis 3,5€ comme d’habitude.

    Bon on a aussi pas mal de ses soeurettes évidemment, en 75cl (la Franche Profonde, la Franche de vie, la Franche Ipâne et l’Ambrée de printemps).

  3. La traversée de Paris

    Leave a Comment

    Blondes, rouges, triple brunes IPA, Cowboy & indien pale ales, petites 33, grandes 75… Plus de 80 Kg de plantes fermentées ont débarqué à Paname depuis le Cantal. Échappées d’une dégustation rue Quincampoix, elles ont remonté le boulevard Sébastopol, Magenta, se sont péniblement coulées à travers un Barbès-bazar du samedi après-midi pour enfin aboutir dans la rue Ordener et la suivre jusqu’à la cave du Supercoin.
    Elles nous auront donné du mal celles-là, mais comme vous le constaterez bientôt, elles le valent bien.

  4. B.Brunes

    2 Comments

    Previously, on supercoin.net… : de la bière artisanale française… 9 blanches en plein hiver… Quelques semaines plus tard, 13 blondes défilaient dans nos verres… 12 blondes houblonnées… 11 bières ambrées artisanales sont passées devant le jury disparate et pourtant soudé du Supercoin.

    Bières Brunes

    Toi, oui toi, touriste vaguement brassicole, internaute égaré dans cet océan moussu, opaque et froid. Tu as tapé « bon coin bière » dans le gloogloo et te voilà échoué dans la mare aux canards.

    Et tu piges plus trop ce que tu fiches là, parmi ces tas de lettres parfaitement superflues, ces périphrases bavardes dans cet écran criard qui te bousille la vue à petit phare.

    Tu es à bon port. T’avais lâché l’affaire sur les brunes avoue. Depuis des années déjà, tu descends ta Guinness  (1) de base comme un homme au pub, mais au fond tu sais bien que c’est du bluff, une maigre lavasse sous un sombre déguisement d’amertume. La belge Chimay bleue te dépayse les papilles à l’occasion, sucrée, rondouillarde, mais c’est pas tous les jours.

    C’est à toi, oui, toi, que l’inoxydable équipe du Supercoin dédie ce tout dernier épisode, le fruit d’une dernière dégustation épique avant le grand plongeon : La bière S01E05 : B.BRUNES

    11 brunes (2) artisanales françaises étaient là, bien droites dans leurs robes coca, et même noires, totalement opaques, pour un titrage moyen équivalent à une vulgaire Heineken : 5% (amplitude de 3,9 à 8 tout de même).
    Elles étaient pourtant riches en goûts et d’une diversité troublante après tous les clichés bien ancrés dans nos becs amateurs. Le palmarès est serré, mais pour le moins enthousiaste :

    Ex-aequo dans la catégorie « Fichtre ! » :

    – La Jean Balthazar de la brasserie alsacienne Uberach, mention étonnamment légère pour une brune sous son nez de vanille et de caramel.

    – La Northmaen brune de la ferme-brasserie de la Chapelle en Haute-Normandie, mention un stout doux mais goûtu.

    – Sous Les Pavés, de la brasserie ardéchoise L’Agrivoise, mention nez fumé de café, réglisse et cassis.

    – La Mandubienne brune de la brasserie bourguignonne des Trois Fontaines, mention brune aux classiques arômes de café avec un chouïa de rose et de caramel.

    – La brune de la brasserie picarde Saint-Rieul, mention caramel, fruit rouge, une touche de cannelle pour certains. A conseiller aux becs sucrés.

    – La Maline de la brasserie Thiriez dans le Nord, mention café-chocolat, cacahuète grillée pour certains ; une bonne entrée en matière dans l’univers des stouts (1).

    – La Rebelle brune de la Brasserie Franc-Comtoise, mention nez de pruneau, d’épice et d’agrumes… Assez déstabilisante.

    Ex-aequo dans la catégorie « saperlipopette ! »:

    – la Voie Maltée brune brassée actuellement chez la Franche en attendant que les brasseurs aient leur propre matériel, mention trop de vanille pour le nez fin du gourou houblonné de la troupe, et néanmoins vachement appréciée de tous.

    – La triple brune IPA de la brasserie Fleurac (Cantal), mention brune costaude (8°) où la saveur de café le dispute à la douceur des fruits noirs.

    Catégorie « Tonnerre de Brest ! » :

    – La Franche Ipane de La Franche, brasserie de Franche-Comté, mention belle fermière au nez de café, de cuir, de cendre et de fruit noir, qui substitue son nez sucré à une belle amertume en bouche.

    – Nuit de Goguette de la brasserie des Garrigues dans le Gard, mention amertume cannabinéenne et fruitée-torréfié qui contrebalance super bien le côté stout d’avoine.

    ***

    (1) La Guinness en Irlande, c’est un peu comme le pif en France, il y a du bon et du moins bon. En tous cas cette brasserie historique a inventé le stout, un type de bière typique du pays, brassé à partir de malts très torréfiés aux arômes de café et de cacao : robe noire sous un épais col blanc.

    (2) Ami lecteur de bas de page, tu n’auras pas manqué de noter au 4è épisode « Viens donc faire un tour à l’ambrée » que « le malt utilisé pour brasser l’ambrée a été torréfié, mais pas trop, sinon elle est brune. »
    Nous y voilà, c’est la fin, une page se tourne, nous nous quittons bientôt pour mieux nous retrouver à la saison prochaine. (3)

    (3) Ah euh, oui bien sûr… Pour faire de la bière brune, bah on torréfie encore plus le malt, on le grille quoi, comme du café.
    Allez, salut hein !

  5. Viens donc faire un tour à l’ambrée

    1 Comment

    Previously, on supercoin.net… : de la bière artisanale française… L’équipe s’est penchée sur ces bières en menant les séances de dégustation… 9 blanches en plein hiver… Quelques semaines plus tard, 13 blondes défilaient dans nos verres… 12 bières houblonnées…

    La Bière S01E04 : Les ambrées et les rousses

    La bière artisanale tient sa richesse d’une chimie savante et sauvage, c’est ça qui est bon mais ça rend l’offre mouvante.
    Les produits d’une même brasserie sont parfois multipliés en moins de temps qu’il n’en faut pour écrire Saccharomyces cerevisiae sans google (1), les recettes valsent, parfois modifiées par goût, parfois mortes-nées car instables, voire simplement dégueulasses.

    Bref, pardonne-nous lecteur tatillon, nous n’avons pas pu goûter toutes les ambrées (2) de nos chouchoutes parmi les brasseries artisanales françaises, et d’ici qu’on ait le temps certaines auront déjà changé. À l’heure où je vous parle des rousses géniales ont sûrement pop-upé à la Cave à Bulles et voilà bien tout le charme de la biérologie : une expérience sans cesse renouvelée.

    En attendant, 11 bières ambrées artisanales sont passées devant le jury disparate et pourtant soudé du Supercoin. Bretzel et saucisson aidant, toutes ont été bues jusqu’à la lie (les levures sont nos amies, n’oubliez pas). Voilà donc notre palmarès ambré, palmé, touché… mais pas coulé  !

    Catégorie Mia Farrow « un peu pâlotte » : 

    Le doigt de Dieu de la brasserie alsacienne Uberach, mention trop faible en arôme pour une ambrée.

    Ex-aequo dans la catégorie Miss Halloway « ronde et voluptueuse » : 

    – La bière de Belle-Île de la brasserie éponyme La Morgat, mention doux arômes de cerise et de caramel, un peu d’amertume et de pétillement la rendrait peut-être plus légère.

    – L’ambrée rouge de La Franche, brasserie du Jura, mention nez de fruits jaunes pas banal pour une ambrée, manque peut-être de la bubulle là encore.

    – L’ambrée d’Esquelbecq de la brasserie Thiriez dans le Nord, mention nez fin qui évoque la rose et le bonbon.

    – L’ambrée de Saint-Rieul (brasserie picarde), mention classique, ample, bien équilibrée.

    Ex-aequo dans la catégorie Fifi Brindacier « jolie malicieuse » : 

    – La Franche de vie de La Franche de nouveau, mention une rousse foncée au nez de caramel.

    – La rouge de la brasserie Fleurac (Cantal), mention sucrée et chargée en gentiane.

    – La rouge flamande de chez Thiriez encore, mention une rouge proche des rouges Belges avec un nez céréalier.

    – La Mandubienne de la brasserie des Trois Fontaines (Bourgogne), mention belle saveur de fruits confits mêlé de cuir.

    – La rebelle de la Brasserie Franc Comtoise, mention fruits noirs à café léger, une faible longueur en bouche, c’est dommage.

    Catégorie Zora
    « Belle et reb
    elle »  :

    L’ambrée de la brasserie du Pintadier en Franche-Comté encore, mention belle amertume face à des arômes riches de pruneau et de houblon frais.

    Sur ce, ne ratez pas le dernier épisode de La bière sur supercoin.net : S01E05 « B Brunes »

    ***

    (1) Réalisé sans trucage, ou presque.

    (2) Les ambrées. Oui, alors, vous connaissez la couleur de cette résine fossilisée que les bimbos new age portent au cou ou aux doigts ? L’ambre, voilà. Et bien la bière ambrée n’est pas forcément de cette couleur voyez. Elle peut être rousse, cuivrée, brunâtre sans trop… Quoi qu’il en soit, les malts utilisés pour la brasser ont été torréfiés, mais pas trop, sinon elle est brune. C’est simple non ?

  6. Tiens bon, voilà du houblon

    1 Comment

    Previously, on supercoin.net…
    Nous avions envie de vous proposer autre chose… de la bière artisanale française… L’équipe s’est penchée sur ces bières en menant les séances de dégustation… Quelques semaines plus tard, 13 blondes défilaient dans nos verres…


    La Bière S01E03 : Blondhoulonnées  Le houblon c'est son petit nom

    À ce stade vous l’avez compris : en matière de bière, la diversité au sein d’une même famille n’a d’égale que l’amour du jeu de mot génial et ridicule des brasseurs et de leurs fidèles.
    Le propre de l’artisanal étant de n’être pas standard, la foison de bières artisanales françaises nous a obligé à séparer les bières dites blondes en deux dégustations : les classiques pas si classiques et les blondes « houblonnées ».

    Et là lecteur sceptique tu te dis qu’on te prend pour un jambon vu que du houblon y en a dans ta mousse Bavariée de la superette. Mais non mais oui ! Voilà bien 5 siècles que le houblon entre dans la composition de la bière pour la conserver et la parfumer, et ça n’est un secret pour personne. Sauf qu’entre-temps les industriels ont fait main basse sur la pasteurisation qui conserve plus radicalement les produits, et en ont profité pour formater les goûts.
    Ainsi donc l’amertume et les arômes très riches du houblon ont été moins prisés au fil du temps, mais les voilà de retour en force notamment sous l’impulsion des brasseries américaines, et d’un attrait générale du bio et de l’artisanal dans la gastronomie mondiale.

    A l’heure actuelle, le houblon est dans toutes les bières, mais même en artisanal (bières très rarement pasteurisées), il est surtout utilisé pour ses qualités aromatiques et gustatives. Simplement, certaines bières en contiennent plus que d’autres, et leurs arômes s’avèrent aussi divers que les nombreuses variétés de la plante (1).

    13 ales artisanales françaises « blondes » dégustées la dernière fois, 12 ales du même type cette fois-ci, mais avec ce supplément d’âme qu’est l’addition massive de houblon au brassage et parfois aussi après, en «houblonnage à cru » (2).

    12 bières houblonnées, 12 verres à vider, 12 grilles à remplir pour un degré alcoolémique moyen de 6,1 ; c’est pas la Belgique à boire mais encore une fois notre sélection est imbibée, sincère et comme toujours subjective.

    Catégorie On a pas aimé :

    La bière Sylvanecte de la brasserie picarde Saint-Rieul (qui produit de bien belles choses par ailleurs si vous avez suivi la saga depuis le début). Mention : trop sucrée, « alcooleuse », du coup un peu lourde.

    Ex-aequo dans la catégorie On est mitigé :

    – L’étoile du Nord de la brasserie Thiriez (Nord-Flandres). Mention arôme original qui évoque l’étable à certains, les sports d’hiver à d’autres, mais ne laisse pas indifférent.
    – La clandestine de la brasserie des Vignes (Tarn). Mention sucrée mais un peu acide voire aigre, certains ont apprécié.
    – Drôle de Zig’ de la brasserie Zymotik de Montreuil (93). Mention le nez est prometteur mais elle manque de corps.

    Ex-aequo dans la catégorie On a aimé :

    – Belle en goguette de la brasserie Les Garrigues (Gard). Mention jolie aromatique de pomme voire de cidre.
    – L’été du Nord, de chez Thiriez encore. Mention un nez doux de paille et d’agrume et un beau corps.
    – La IPA (India Pale Ale) de la brasserie du Mont-Salève (Haute-Savoie). Mention : il manque peut-être un chouïa de bulles pour contrebalancer cet arôme de fruit très mûr.

    Ex-aequo dans la catégorie On a kiffé grave :

    – Vue sur l’amer de la brasserie ardéchoise L’Agrivoise. Mention « pas si amère que ça ! » ; arômes complexes de résine, de pamplemousse et de pruneau.
    – XXYZ Bitter de la brasserie La Franche (Franche-comté). Mention « une boisson d’homme » pour les moins versés dans l’amertume à « c’est la fête » pour les autres.
    – Amiral Benson de la brasserie du Mont-Salève de nouveau. Mention forte en arômes, plutôt mangue mûre au nez, résineux en fin de bouche (grâce à la variété de houblon aromatique Nelson Sauvin tout frais venu de Nouvelle-Zélande).

    Ex-aequo dans la catégorie Gooaaaaaaaaaaaaal :

    – La Franche Profonde de La Franche. Mention le houblonnage à cru (2) de houblon  « chinook » lui donne un nez délicieux d’épice et de litchi et des saveurs résineuses.
    – Agent provocateur du brasseur Craig Allan (basé en Picardie). Mention : un nez génial allant des fleurs de sureau aux fruits exotiques (également houblonnée à cru). Originales et hautement consensuelles, qui dit mieux ?


    To be continued on supercoin.net…
    La bière S01E04 : Viens donc faire un tour à l’ambrée.

    ***

    (1) Au chapitre vous le saviez sûrement mais je ramène quand même ma fraise : les chats, les chiens et les jeunes acnéiques à mèche ne sont pas les seuls êtres vivants à avoir été domestiqués.
    Cette merveilleuse liane qu’est le houblon fait partie, tout comme le chanvre, des cannabinacées cultivées, sélectionnées et diversifiées par l’homme depuis l’antiquité. En l’occurrence, c’est écrit au-dessus et c’est pas de la blague, il s’agit parfois de faire pousser une liane parce que ses fleurs donnent une odeur de litchi à la bière.

    (2) Juste pour toi lecteur acharné qui lit les notes de bas de page : quelle que soit la bière, le houblon est ajouté sous une forme transformée au début et pendant le brassage. Mais certains brasseurs artisanaux mettent en plus un petit sac de fleurs fraîches de houblon à infuser en fin de brassage ce qui selon la variété utilisée dégage des arômes très fleuris, épicés ou fruités.

  7. Blondes on blondes

    3 Comments

    Previously, on supercoin.netSi si, goûter 9 blanches en plein hiver… c’était pas si fastoche !… 

    Mais ce n’était qu’un début.

    Quelques semaines plus tard, 13 blondes défilaient dans nos verres. Certes l’équipe avait été élargie face à cette rude mission mais la plupart devait prendre le chemin du turbin quelques heures plus tard, si possible sans trop de circonvolutions.

    13 nominées donc cette fois, sur une palette bien plus large encore que celle des blanches.
    Car artisanale ou pas la blonde est à la bière ce que la brune est au dance-floor de salsa : tous en ont au moins une. Or rien ne ressemble plus à une Barbie qu’une autre Barbie penserez-vous peut-être.
    Cela est bien faux. Sous son aspect conventionnel la Barbie Leffe est fort différente de la Barbie Stella, voire de la Barbie Tsingtao. Et encore, avec ces belles industrielles, les 13 que nous avions sélectionnées n’ont qu’un point commun : leur blondeur.
    Et encore, la blondeur parlons-en, ne serait-ce qu’entre ces 13 là, le dégradé allait du jaune pâle au miel de châtaigner en passant par l’orange dorée. Un pipi du matin a même été aperçu par certains cointeurs aux alentours du 10è échantillon.
    Autre élément d’importance, outre le procédé de fabrication artisanal qui présidait à leur sélection (et les ingrédients bio pour la plupart d’entre elles), il s’agissait plutôt d’ales que de lagers (1).

    Mais sans plus attendre, le palmarès garanti 85,6% subjectif du Supercoin :

    Ex-aequo pour le prix Gwyneth aka « belle blonde classique un peu fade sur la longueur » :
    – La Northmaen blonde de la ferme-brasserie La Chapelle (Normandie), mention mignon petit nez citron/miel.
    – La Sainte-Colombe blonde de la brasserie Sainte-Colombe (Bretagne), mention sympatoche arôme d’agrume et de résine.
    – La blonde Val Heureuse de la brasserie Burval (Vosges), mention agréable, légèrement crémeuse, mais elle pétille pas beaucoup quand même hein.

    Ex-aequo pour le prix Scarlett aka « sexy quoi qu’on en pense » :
    – La blonde de Brie de la brasserie Rabourdin (Brie – Ile de France), mention fermière citronnée sympa et un peu légère cependant.
    – La Libertine de la brasserie des Vignes (Tarn), mention nez d’agrumes et saveurs acides tirant vers le lambic, étonnante pour une blonde.

    Ex-aequo pour le prix Catherine aka « belle de jour » :
    – La blonde de la brasserie Fleurac (Cantal), mention saveur de gentiane, originalité de cette brasserie, légère mais présente.
    – La Commun’Ale de L’Agrivoise (Ardèche), mention arômes exotiques et fruits jaunes.
    – La blonde des Flandres de la brasserie Thiriez (Nord), mention zeste et résine, belle longueur en bouche même si l’on suspecte une infection de notre boutanche. Mention complémentaire : « Y faudra vérifier ».

    Ex-aequo pour le prix Maryline aka « blonde fatale » :
    – L’Artiste de la brasserie Entre 2 Mondes (Doubs), mention pétillante sans être acide, légère amertume.
    – Blonde de la brasserie du Mont Salève (Haute-Savoie), mention superbe nez exotique, caractère probablement lié à la variété de houblon « chinook » qui entre dans sa recette.

      Ex-aequo pour le prix Brigitte aka «Cocoricoooo » :
    – La Franche d’en bas de la brasserie La Franche (Jura), mention parfait équilibre.
    – Volcelest blonde de la brasserie de la Vallée des Chevreuses (Yvelines, Ile de France), mention délicatement parfumée et point trop amère, entre ananas et légère cannabinacée (famille du houblon).
    – La blonde sur lie de la brasserie Saint-Rieul (Picardie), mention douce aux arômes fruités, boisés et en même temps lactiques.

    Bientôt, sur supercoin.net…
    La bière S01E03 : BLONDHOUBLONNÉES

    ***

    (1) Oui, nous avons goûté des blonde ales, mais de par le monde anglophone vous entendrez aussi parler de pale ale. En France on préfère dire blonde, c’est comme ça. D’ailleurs globalement le franchouille fait peu la distinction entre les ales et les lagers. Elle est pourtant fondamentale ! Pour une ale, les petites levures qui servent à fermenter squattent le haut de la cuve dans une chaleur façon Marseille ; pour la lager, elles restent au fond dans une chaleur façon Lorient.
    Dans le milieu on parle aussi de fermentation haute ou basse. Enfin vous vous fichez bien de ces petits êtres sympathiques sans qui nous ne serions rien, mais sachez juste que les ales (Barbie Leffe par exemple), ont plus de saveur ou du moins sont elles souvent plus complexes que les lagers (Barbie Stella, par exemple qui fait aussi partie de la sous-catégorie des pils, pour ceux qui ont eu le courage de lire toutes les notes de bas de page jusqu’au bout). (Bravo et merci à toi tiens d’ailleurs).

  8. La traite des blanches

    2 Comments

    Previously, on supercoin.net :

    … l’un de ces mots revient souvent : la bière… nous avions envie de vous proposer autre chose… de la bière artisanale française… en menant les harassantes, les fastidieuses… séances de dégustation…

    Winter’s coming.
    Une phalange dure d’une poignée de cointeurs est serrée autour de la table ce soir là. Leurs yeux brillent à la lueur des bougies, du reflet des flacons et de la détermination farouche de ceux qui savent qu’ils ne sortiront pas indemnes, et ne peuvent pas faillir.

    Si si, goûter 9 blanches(1) en plein hiver, le ventre creux avec juste quelques malheureuses parts de pizza surgelées et l’interdiction de saboter son palais à l’huile piquante, c’était pas si fastoche !

    9 nominées sur des centaines de blanches artisanales : sur la table se dressaient côtes à côtes celles dont la réputation avait chatouillé les papilles du gourou de la tribu, celles soufflées à la suggestible patronne par le caviste idoine et enfin les inconnues sur l’étagère, celles aux beaux atours qui ont tapé dans l’oeil de la (suggestible) patronne.

    9 bières blanches sont goûtées des plus légères aux plus costaudes ; les résultats tombent au fil de la descente, impitoyables et étrangement partiaux sur la fin.

    Ex-aequo dans la catégorie Mouébof :

    – La bière du Chameau de la brasserie tourangelle de la Pigeonnelle, mention un peu trop flotteuse (bière de soif à 3,5%)
    – La blanche de chez Page 24 (brasserie du Nord), mention trop classique
    – La Northmaen blanche de la ferme-brasserie La Chapelle (brasserie normande), mention trop douce

    Ex-aequo dans la catégorie Ahouépasmal :

    – La klintzette de la brasserie Klintz (brassée chez Uberach en Alsace), mention les filles ont aimé sa douceur citronnée.
    – La démenthe de la brasserie Perle (alsacienne mais brassée en Belgique), mention classique mais agréablement acide et parfumée et en plus j’aime bien l’étiquette

    Ex-aequo dans la catégorie Ynouslesfaut ! :

    – La blanche de la brasserie picarde Saint-Rieul, mention jolie amertume et arôme pailleux peu banals pour une blanche.
    – La ribouldingue de la brasserie des Garrigues (Languedoc), mention le parfum de fruit exotique est sûrement donné par le houblon « amarillo » en infusion et c’est bien bon tout de même.
    – La ribouldingue aux plantes de la brasserie des Garrigues, mention cet arôme original de pin et de romarin c’est comme si l’été était déjà là.

    Et enfin, dans la catégorie Diantre, camarades, c’est elle, c’est notre pression… :

    La blanche de Brie de la brasserie Rabourdin (briarde), mention super équilibre des sucres, de l’amertume et de l’acidité pour des saveurs d’épices et d’agrumes comme il se doit.

    Bientôt, sur supercoin.net : retrouvez le gourou, la suggestible patronne, la naïve, le camarade, l’amie cahuète et Bob Dylan dans… BLONDES ON BLONDES.

    ***

    (1) La vieille légende comme quoi la bière blanche serait blanche a la dent dure mais commence à être mise à mal par l’essor de l’artisanal dans le marché de la bière. Car, vous le savez sûrement, la céréale est à la canette de bière ce que l’orange est à la brique multivitaminée : la base, le corps. Or dans la blanche, la mixture fermentée n’est pas seulement à base d’orge mais aussi de blé (froment), d’où cette bière qualifiée de blanche (weissbier ou weizenbier du blé « weizen » pour les germanophiles) qui certes est souvent plus laiteuse et troublée qu’une blonde, mais pas toujours.
    Et pour poursuivre dans l’analogie foireuse, les épices (la coriandre dans les plus classiques) et les agrumes sont la petite touche de banane et d’ananas de notre brique multivitaminée, que l’on aime généralement boire bien fraîche à l’ombre des figuiers chez tonton Hugolin.

  9. La bière

    5 Comments

    Lecteurs sagaces,
    vous n’aurez pas manqué de remarquer la petite chopine dans laquelle barbote un caneton rose en haut à gauche. Les autres auront simplement vu les petits signes noirs qui forment des mots par paquets ça et là.

    Or, lecteurs férus de statistiques, l’un de ces mots revient souvent : la bière.
    Oui, le Supercoin va parler de bière, mais dès que l’occasion lui en sera donnée, il va aussi la vendre !

    Non pas que la bière lambda nous débecte – certains parmi les cointeurs ne jurent même que par la pils (1), cette petite blonde fraîche et sympa la plus répandue du monde – mais dans ce bistrot, nous avions envie de vous proposer autre chose, et notamment des choses difficiles à trouver à proximité : de la bière artisanale made in France ; voire des choses impossibles à trouver à Paris à ce jour : de la bière artisanale française à la pression.

    Cela veut-il dire qu’il n’y aura pas de bières en bouteille ?  Si.
    Plein ? Non. Essayons de privilégier la qualité à la quantité
    Cela veut-il dire qu’il y en aura pour tous les goûts ? Nous l’espérons… En tous cas, vous retrouverez une pils(1) pas chère, et un petit panel de bières artisanales point trop onéreuses sélectionnées avec zèle par notre équipe(2). Un roulement saisonnier permettra aussi de faire des découvertes, et pourquoi pas, rêvons un peu, des rencontres avec les brasseurs.
    En attendant, l’équipe s’est penchée sur ces bières étranges et enivrantes qui composeront (ou pas) la carte du bistrot, en menant les harassantes, les fastidieuses, les pour ainsi dire sacerdotales… séances de dégustation.

    ***

    À venir, on supercoin.net…

    La Bière / S1E01 : La traite des blanches
    La Bière / S1E02 : Blondes on blondes
    La Bière / S1E03 : Blondhoublonnées
    La Bière / S1E04 : Viens donc faire un tour à l’ambrée
    La Bière / S1E05 : B.Brunes

    ***

    1. Si comme moi vous avez longtemps cru que la pils ou pilsner était une appellation allemande ou un groupe d’electronica frenchy, il est temps d’apprendre que l’appellation est devenue un ensemble de bières parmi celles « à fermentation basse » (depuis plus d’un siècle à vrai dire).
    Pour les reconnaître, c’est facile : elles sont blondes et peu alcoolisées, à l’amertume légère et servies fraîches dans quasiment tous les pays qui brassent et qui boivent de par le vaste monde. A moins que ce ne soit une autre lager… Et dans ce cas il va falloir suivre les notes de bas de page des prochains épisodes.

    2 . Oui, le Supercoin c’est aussi une équipe dévouée, qui a le sens du sacrifice.