Bière Artisanale et Pop Culture
17 rue Boinod 75018 Paris

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12 4 Marcadet-Poissonniers

4 Simplon

Horaires d'ouverture

Du Mardi au Samedi17h-02h
Le Dimanche17h-24h

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Le Super Blog

  • Temps contrasté sur le sud sud-ouest de la rue Baudelique

    Publié le jeudi 28 mars 2013 16:17

     

    C’est l’printemps !

    Les Québécoises – Brasserie Thiriez (Nord-Pas-de-Calais) – 5,5°
    Le malt d’orge rencontre le froment pour une bière blonde qui tire sacrément vers la blanche. Peu amère, délicatement fleurie et légèrement épicée.

    Weizen – Brasserie du Mont Salève (Rhône-Alpes) – 6°
    De couleur ambrée, cette bière au malt de blé a un corps léger, une belle amertume, des arômes acidulés et herbeux.

    Volcelest de Printemps –  Brasserie de la Vallée de Chevreuse (Île-de-France) – 4,7°
    Pale ale très légère, aux arômes subtils de coriandre, d’agrumes et de cardamome.

    Mais l’hiver n’est pas fini…

    Fièvre de cacao – Brasserie Thiriez – 6,5°
    Nez mi-chocolat mi-pruneau, cette brune plutôt douce finit sur des arômes à la fois amers et veloutés de cacao torréfié.

    Tzarine – Brasserie du Mont Salève – 9°
    Un nez puissant pour cet imperial stout aux notes de chocolat noir et une texture crémeuse au goût moka qui finit sur une amertume fumée et torréfiée.

    Avis aux amateurs, nous avons évidemment entré d’autres Mont Salève, dont la Sorachi Ace Bitter et l’Amiral Benson (l’une de mes chouchoutes, mais les clients ne m’en laissent pas beaucoup) ; et d’autres qui vont rester en cave pour l’instant (vengeance !).

  • My Beer au Supercoin

    Publié le samedi 16 février 2013 17:34

    Fabrice et Anthony de la brasserie My Beer de Levallois nous font le plaisir de venir présenter leurs bières au bar, jeudi 28 février à partir de 20H.

    La Levalloise sera au fût ainsi que la « Super CoinCoin », une IPA brassée spécialement avec des houblons de zinzins, et d’autres en bouteille comme la Smoke on the water, au malt délicatement fumé.

  • Franche Connection

    Publié le jeudi 8 novembre 2012 16:10

    Là où flotte le drapeau comtois, qui que tu sois, tu es chez toi.

    Quel beau pays tout de même hein… Et vous n’avez encore rien bu !
    Pour y remédier, chers lecteurs et néanmoins clients, le Supercoin vous invite à une saison franc-comtoise. Deux mois pour goûter des bières de la région, et même du vin et toutes les bonnes choses à manger qui vont avec (et même le digeo, du Pontarlier pour être précis).

    Deux évènements vont jalonner cette saison :
    L’inauguration avec les super brasseurs de La Franche, du Pintadier et de la Rebelle le vendredi 23 novembre à partir de 20H. La Franche profonde, la brune du Pintadier et l’ambrée de la Rebelle seront à la pression pour l’occasion. Pour combien de temps, difficile à dire, il se peut que la soif emporte les participants à cette soirée spéciale jusqu’au bout des fûts.
    Mais pas d’inquiétude, les bouteilles vous attendent.
    Puis nous clôturerons par une morbiflette géante, le mercredi 23 janvier, à partir de 20h également. Le nom est effrayant mais il s’agit surtout de s’emplir de morbier, de patates et de lardons et d’arroser le tout d’une bonne dose de malt et de houblon fermentés.

    A la carte durant ces deux mois :

    BRASSERIE LA FRANCHE :
    Franche profonde, Franche d’en bas, Franche Ipâne, Franche de vie, Franche Galle, la nouvelle blonde IPA à 7° et de la Fausse blonde (au vin jaune)

    BRASSERIE DU PINTADIER :
    Brune, ambrée, blonde et blonde triple

    BRASSERIE LA REBELLE :
    Ambrée, blonde, brune et blanche.

    Vins du Jura : Savagnin et Trousseau, de chez Raphaël Fumey et Adeline Chatelain

    Pontarlier de la distillerie Pierre Guy

    Mais aussi :
    Planchettes apéro avec de la saucisse de morteau, de la cancoillotte et du comté affiné
    Fondues du Mont d’or
    Tartines comtoises au four

  • Garrigues en bouteille et crâne pourri en pression

    Publié le jeudi 1 novembre 2012 22:12

    Frigos trop petits, trois tireuses seulement… Oui, client amateur de bière, tu nous entends souvent maugréer et tu regimbes quand on a plus telle ou telle. Mais avoue qu’il est toujours chouette de redécouvrir des choses, voire découvrir des nouveautés au gré des saisons plutôt que d’avoir un catalogue devant le pif.
    Et donc, revoilà la brasserie des Garrigues au Supercoin !
    Dans les déjà bues : la Belle en goguette et la Nuit de goguette. Et pour les nouveautés, la Ribouldingue aux plantes des garrigues et la Frappadingue, une IPA qui porte bien son nom.

    Côté tireuse, la Rotten Sküll de la brasserie de la Vallée de Chevreuse a remplacé la blanche Franche Galle et franchement c’est le temps idéal pour la boire, douce sans trop, bien amère, légèrement épicée. Elle titre à 8,5° et ça réchauffe l’âme et le corps.
    Le désormais célèbre Agent Provocateur sera aussi remplacé quelques temps par la Psychedelia, la dernière de Craig Allan, plus légère mais tout aussi houblonnée.

  • Dans la cave du Supercoin

    Publié le jeudi 9 août 2012 13:46

    Un arrivage de l’excellente brasserie du Mont Salève.

    La blanche, la blonde, le stout : des classiques vachement bien faits.

    L’Amiral Benson, l’IPA : bien houblonnées mais équilibrées.

    La Tourbée : comme son nom l’indique.

    La Sorachi Ace Bitter et la Mozaïc Black Bitter : deux « single hop » (un seul type de houblon pour des arômes surprenants) à découvrir absolument.

  • La Franche Galle est de retour !

    Publié le samedi 21 juillet 2012 16:37

    Cette fois c’est bien l’été, la voici la voilà la blanche des joyeux drilles de la Franche.

    Acidulée, désaltérante, on sent l’agrume bien sûr et la banane un peu aussi. Une bonne bière artisanale française, légère mais longue en bouche, amère juste ce qu’il faut pour 5°5, pas plus. A (re)découvrir à la pression pour la modique somme de 2,5€ de 18h à 21h, puis 3,5€ comme d’habitude.

    Bon on a aussi pas mal de ses soeurettes évidemment, en 75cl (la Franche Profonde, la Franche de vie, la Franche Ipâne et l’Ambrée de printemps).

  • Craig Allan en dégustation au Supercoin

    Publié le samedi 30 juin 2012 11:58

    Vous avez adoré l’Agent Provocateur, sa fraîcheur, son amertume désaltérante sous ses arômes riches de fruits exotiques, de résine et de fleur. Cette blonde houblonnée est aujourd’hui « LA » blonde artisanale à la pression du Supercoin. Les habitués, peu préoccupés par cette rivalité dissymétrique entre bière industrielle et artisanale, commandent leur « petit agent » et parfois leur « AP », qui n’est ni plus ni moins qu’une excellente bière.

    Vous avez découvert que la bière blanche pouvait être foncée, avoir une odeur de mangue mûre et un goût à la fois léger et profond, long en bouche. Et oui, la Cuvée d’Oscar jusqu’ici en bouteille est passée au fût. Et vous avez aimé ça.

    « Blonde beer with flower power »… Tout un programme pour la 3è bière concoctée avec amour par Craig Allan. Et il vous la présentera lui-même jeudi 12 juillet à partir de 19h au bistrot. Vous pourrez la goûter à la pression, et la retrouver par la suite en bouteille.

  • Dieu du ciel !

    Publié le dimanche 13 mai 2012 11:41

    La brasserie québécoise sera à Paris ce jeudi 17 mai, et où exactement : au Supercoin ! Les copains de Bières Cultes ont aimablement pensé à nous pour cet évènement qui peut vous paraître banal, mais ne l’est pas tant.
    Bières et brasseur de cette brasserie – « brouepub » comme on dit là-bas seront à découvrir au fût et en bouteille à partir de 18h. Et quand on sait à quel point nos cousins des Amériques sont en avance sur nous niveau craft beers et biérologie en général, et on a juste envie de dire : ça promet. En attendant, petite visite virtuelle : Dieu du ciel !

     

     

  • La traversée de Paris

    Publié le dimanche 25 mars 2012 9:38

    Blondes, rouges, triple brunes IPA, Cowboy & indien pale ales, petites 33, grandes 75… Plus de 80 Kg de plantes fermentées ont débarqué à Paname depuis le Cantal. Échappées d’une dégustation rue Quincampoix, elles ont remonté le boulevard Sébastopol, Magenta, se sont péniblement coulées à travers un Barbès-bazar du samedi après-midi pour enfin aboutir dans la rue Ordener et la suivre jusqu’à la cave du Supercoin.
    Elles nous auront donné du mal celles-là, mais comme vous le constaterez bientôt, elles le valent bien.

  • B.Brunes

    Publié le dimanche 11 mars 2012 22:29

    Previously, on supercoin.net… : de la bière artisanale française… 9 blanches en plein hiver… Quelques semaines plus tard, 13 blondes défilaient dans nos verres… 12 blondes houblonnées… 11 bières ambrées artisanales sont passées devant le jury disparate et pourtant soudé du Supercoin.

    Bières Brunes

    Toi, oui toi, touriste vaguement brassicole, internaute égaré dans cet océan moussu, opaque et froid. Tu as tapé « bon coin bière » dans le gloogloo et te voilà échoué dans la mare aux canards.

    Et tu piges plus trop ce que tu fiches là, parmi ces tas de lettres parfaitement superflues, ces périphrases bavardes dans cet écran criard qui te bousille la vue à petit phare.

    Tu es à bon port. T’avais lâché l’affaire sur les brunes avoue. Depuis des années déjà, tu descends ta Guinness  (1) de base comme un homme au pub, mais au fond tu sais bien que c’est du bluff, une maigre lavasse sous un sombre déguisement d’amertume. La belge Chimay bleue te dépayse les papilles à l’occasion, sucrée, rondouillarde, mais c’est pas tous les jours.

    C’est à toi, oui, toi, que l’inoxydable équipe du Supercoin dédie ce tout dernier épisode, le fruit d’une dernière dégustation épique avant le grand plongeon : La bière S01E05 : B.BRUNES

    11 brunes (2) artisanales françaises étaient là, bien droites dans leurs robes coca, et même noires, totalement opaques, pour un titrage moyen équivalent à une vulgaire Heineken : 5% (amplitude de 3,9 à 8 tout de même).
    Elles étaient pourtant riches en goûts et d’une diversité troublante après tous les clichés bien ancrés dans nos becs amateurs. Le palmarès est serré, mais pour le moins enthousiaste :

    Ex-aequo dans la catégorie « Fichtre ! » :

    – La Jean Balthazar de la brasserie alsacienne Uberach, mention étonnamment légère pour une brune sous son nez de vanille et de caramel.

    – La Northmaen brune de la ferme-brasserie de la Chapelle en Haute-Normandie, mention un stout doux mais goûtu.

    – Sous Les Pavés, de la brasserie ardéchoise L’Agrivoise, mention nez fumé de café, réglisse et cassis.

    – La Mandubienne brune de la brasserie bourguignonne des Trois Fontaines, mention brune aux classiques arômes de café avec un chouïa de rose et de caramel.

    – La brune de la brasserie picarde Saint-Rieul, mention caramel, fruit rouge, une touche de cannelle pour certains. A conseiller aux becs sucrés.

    – La Maline de la brasserie Thiriez dans le Nord, mention café-chocolat, cacahuète grillée pour certains ; une bonne entrée en matière dans l’univers des stouts (1).

    – La Rebelle brune de la Brasserie Franc-Comtoise, mention nez de pruneau, d’épice et d’agrumes… Assez déstabilisante.

    Ex-aequo dans la catégorie « saperlipopette ! »:

    – la Voie Maltée brune brassée actuellement chez la Franche en attendant que les brasseurs aient leur propre matériel, mention trop de vanille pour le nez fin du gourou houblonné de la troupe, et néanmoins vachement appréciée de tous.

    – La triple brune IPA de la brasserie Fleurac (Cantal), mention brune costaude (8°) où la saveur de café le dispute à la douceur des fruits noirs.

    Catégorie « Tonnerre de Brest ! » :

    – La Franche Ipane de La Franche, brasserie de Franche-Comté, mention belle fermière au nez de café, de cuir, de cendre et de fruit noir, qui substitue son nez sucré à une belle amertume en bouche.

    – Nuit de Goguette de la brasserie des Garrigues dans le Gard, mention amertume cannabinéenne et fruitée-torréfié qui contrebalance super bien le côté stout d’avoine.

    ***

    (1) La Guinness en Irlande, c’est un peu comme le pif en France, il y a du bon et du moins bon. En tous cas cette brasserie historique a inventé le stout, un type de bière typique du pays, brassé à partir de malts très torréfiés aux arômes de café et de cacao : robe noire sous un épais col blanc.

    (2) Ami lecteur de bas de page, tu n’auras pas manqué de noter au 4è épisode « Viens donc faire un tour à l’ambrée » que « le malt utilisé pour brasser l’ambrée a été torréfié, mais pas trop, sinon elle est brune. »
    Nous y voilà, c’est la fin, une page se tourne, nous nous quittons bientôt pour mieux nous retrouver à la saison prochaine. (3)

    (3) Ah euh, oui bien sûr… Pour faire de la bière brune, bah on torréfie encore plus le malt, on le grille quoi, comme du café.
    Allez, salut hein !

  • Viens donc faire un tour à l’ambrée

    Publié le dimanche 4 mars 2012 18:06

    Previously, on supercoin.net… : de la bière artisanale française… L’équipe s’est penchée sur ces bières en menant les séances de dégustation… 9 blanches en plein hiver… Quelques semaines plus tard, 13 blondes défilaient dans nos verres… 12 bières houblonnées…

    La Bière S01E04 : Les ambrées et les rousses

    La bière artisanale tient sa richesse d’une chimie savante et sauvage, c’est ça qui est bon mais ça rend l’offre mouvante.
    Les produits d’une même brasserie sont parfois multipliés en moins de temps qu’il n’en faut pour écrire Saccharomyces cerevisiae sans google (1), les recettes valsent, parfois modifiées par goût, parfois mortes-nées car instables, voire simplement dégueulasses.

    Bref, pardonne-nous lecteur tatillon, nous n’avons pas pu goûter toutes les ambrées (2) de nos chouchoutes parmi les brasseries artisanales françaises, et d’ici qu’on ait le temps certaines auront déjà changé. À l’heure où je vous parle des rousses géniales ont sûrement pop-upé à la Cave à Bulles et voilà bien tout le charme de la biérologie : une expérience sans cesse renouvelée.

    En attendant, 11 bières ambrées artisanales sont passées devant le jury disparate et pourtant soudé du Supercoin. Bretzel et saucisson aidant, toutes ont été bues jusqu’à la lie (les levures sont nos amies, n’oubliez pas). Voilà donc notre palmarès ambré, palmé, touché… mais pas coulé  !

    Catégorie Mia Farrow « un peu pâlotte » : 

    Le doigt de Dieu de la brasserie alsacienne Uberach, mention trop faible en arôme pour une ambrée.

    Ex-aequo dans la catégorie Miss Halloway « ronde et voluptueuse » : 

    – La bière de Belle-Île de la brasserie éponyme La Morgat, mention doux arômes de cerise et de caramel, un peu d’amertume et de pétillement la rendrait peut-être plus légère.

    – L’ambrée rouge de La Franche, brasserie du Jura, mention nez de fruits jaunes pas banal pour une ambrée, manque peut-être de la bubulle là encore.

    – L’ambrée d’Esquelbecq de la brasserie Thiriez dans le Nord, mention nez fin qui évoque la rose et le bonbon.

    – L’ambrée de Saint-Rieul (brasserie picarde), mention classique, ample, bien équilibrée.

    Ex-aequo dans la catégorie Fifi Brindacier « jolie malicieuse » : 

    – La Franche de vie de La Franche de nouveau, mention une rousse foncée au nez de caramel.

    – La rouge de la brasserie Fleurac (Cantal), mention sucrée et chargée en gentiane.

    – La rouge flamande de chez Thiriez encore, mention une rouge proche des rouges Belges avec un nez céréalier.

    – La Mandubienne de la brasserie des Trois Fontaines (Bourgogne), mention belle saveur de fruits confits mêlé de cuir.

    – La rebelle de la Brasserie Franc Comtoise, mention fruits noirs à café léger, une faible longueur en bouche, c’est dommage.

    Catégorie Zora
    « Belle et reb
    elle »  :

    L’ambrée de la brasserie du Pintadier en Franche-Comté encore, mention belle amertume face à des arômes riches de pruneau et de houblon frais.

    Sur ce, ne ratez pas le dernier épisode de La bière sur supercoin.net : S01E05 « B Brunes »

    ***

    (1) Réalisé sans trucage, ou presque.

    (2) Les ambrées. Oui, alors, vous connaissez la couleur de cette résine fossilisée que les bimbos new age portent au cou ou aux doigts ? L’ambre, voilà. Et bien la bière ambrée n’est pas forcément de cette couleur voyez. Elle peut être rousse, cuivrée, brunâtre sans trop… Quoi qu’il en soit, les malts utilisés pour la brasser ont été torréfiés, mais pas trop, sinon elle est brune. C’est simple non ?

  • Foot, beers and rock’n’roll

    Publié le dimanche 12 février 2012 12:49

    Quand ils entendent les mots pop culture les cointeurs sortent leur Lager !

    Et oui, si le lien n’est toujours pas évident pour les Français, la pop culture anglaise est, elle, imprégnée de foot et de rock.
    Une synthèse est personnifiée avec le lad  pour qui le foot est roi, la pinte un sceptre et la musique pop un hymne qu’il chante la main sur le cœur et la larmichette à l’oeil.

    Les Anglais moyens ont-ils plus de chance, ou du moins meilleur goût que les Français ?

    Disons le franchement, pendant longtemps le football ne fut chez nous qu’un marqueur quasi indélébile de connerie populaire pour quiconque se déclarait amateur assidu. Et ce ne sont pas les « chanteurs » ou les films tels qu’ « À mort l’arbitre » de Jean-Pierre Mocky qui ont atténué cette vilaine image.
    Certes tout le monde s’est pris au jeu brièvement durant l’été 98, mais c’était moins le plaisir de découvrir un sport et une subculture que de fêter une victoire mémorable qui poussa autant de gens à revoir leur position.

    Les piètres résultats des équipes françaises depuis 10 ans, la violence absurde de quelques hooligans et enfin le comportement infect d’internationaux tricolores ont achevé de bousiller la belle image véhiculée par le foot français – au grand dam des politiques de tout bord.

    Pour en revenir aux Anglais, les lads ne sont pas plus finauds ou plus cultivés que nos supporters de base. La différence vient peut-être des « élites » ou des classes moyennes qui assument depuis longtemps le mélange des genres sans le moindre complexe.

    En schématisant, le lad de base vide ses pintes (ne cherchez aucune contrepèterie c’est peine perdue) en écoutant Oasis devant un match de Manchester City. Mais dans le même temps le cinéaste cérébral Ken Loach a fait un film sur Cantona et a toujours déclaré son amour pour ce sport. Il a même révélé son admiration pour Beckham, pourtant icône de pub flanquée d’une insupportable moitié.
    Et que dire de Nick Hornby ? L’écrivain londonien doit ses plus grands succès à la narration de ses amours inconditionnés pour le club d’Arsenal (« Carton jaune ») et pour le rock indé (« High Fidelity »). Hornby a intégré le foot à la pop culture, ce qui explique peut-être son énorme succès.

    On attend encore les romans français sur la question et les films explorant autre chose que le coté caricatural du milieu… Même si certaines œuvres trop rares sont d’une justesse jubilatoire (dont « coup de tête » de Jean Jacques Annaud). On imagine mal Houellebecq écrire sur les états d’âmes d’un Franck Ribéry ou sur la souffrance hebdomadaire du supporter parisien au cours des années 2000, et pourtant ça vaudrait le coup.

    Les exemples sont légions dans la culture anglo-saxonne et plus particulièrement dans le rock. 
    Les formations passent rarement à côté des références à leurs équipes de foot fétiches. Des exemples parmi d’autres :
    New Order qui écrit l’hymne de l’Angleterre pour la coupe du monde 90 ;
    Super Furry Animals qui rend hommage au turbulent Robin Friday (Fantasque footballeur de Queens park rangers plus intéressé par les paris sportifs que par ses propres performances sur le terrain).
    Ou encore les Wedding Present qui mettent à l’honneur Georges Best, finalement plus rock star que 90% des musiciens. Citations au choix : « J’ai claqué beaucoup d’argent dans l’alcool, les filles et les voitures de sport – le reste, je l’ai gaspillé» ; « J’avais une maison au bord de la mer. Mais pour aller à la plage, il fallait passer devant un bar. Je n’ai jamais vu la mer » ; « En 1969 j’ai arrêté les femmes et l’alcool, ça a été les 20 minutes les plus dures de ma vie. »

    Pour se faire du mal on pourrait rétorquer qu’en France aussi on a ça, Mickey 3D avec sa déclaration d’amour pour Johnny Rep et la Mano Negra avec son « Santa Maradona ». Mais c’est à peu-près tout. Ou pour vous la faire à l’envers y a Youri Djorkaeff qui aurait dû se contenter de s’attaquer à la succession de Thierry Roland plutôt qu’à celle de Prince. Et l’inénarrable Rémy terrier qui a trouvé la métaphore amoureuse absolue.

    Pour ce qui est de l’étrange attirance des tops of the pops anglais pour le foot, elle s’exerce même sur les moins susceptibles d’en être les cibles. À ce titre le cas de Morrissey l’ex-chanteur des Smiths est assez révélateur… Affaire à suivre dans une petite semaine pour ceux qui veulent.

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